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Même qu'on offre un marshmallow à qui vient de débarquer ♥ (et un pour vous tous aussi blblbl)

Mais c'est aussi découvrir tout plein de mystères, des lieux bizarres, colorés et vastes ; Etoh (et ses régions qui viendront peu à peu au fil du temps rien que pour vous ♥)

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Discution à petits pois ▬ Ajowan Cidulé

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MessageSujet: Discution à petits pois ▬ Ajowan Cidulé   Ven 22 Nov - 12:48


Et, comme par simple ironie, la destin avait assuré ses arrières. Cela lui donnait envie de rire, cela lui donnait la nausée. C’était encore, une de ces contradictions qu’il aimait tant. Ha, et bien tant pis, elle l’oublierait à nouveau, elle se contenterait de faire semblant. De faire semblant de ne jamais l’avoir vu, de n’avoir jamais gouté à sa chair. Et lui aussi, en ferait de même. C’était sans doute pour cela, oui, qu’il était arrivé ici. Il entama sa dernière cigarette, se demandant ce que le temps pourrait encore lui apporter mis à part quelque blessure de plus, son corps et cœur toujours meurtris par les jours défilants. Il va été, seulement ivre. Et maintenant, seulement maintenant, il réalisait à quel point, peu importe le monde, peu importe le lieu… Il reste humain. Il reste ignare, et toujours aussi tordu, cassé. Mattew a sans doute oublié comment marcher. Il réapprend petit à petit, dans un monde bien trop grand pour lui. Oui, Mattew avait pris un travail, Mattew avait du moins essayé d’en prendre un. Tellement bancal dans un monde si droit, et pourtant si imparfait. Remis à la rue à cause de cette terre inconnue, remis à la rue à cause de ces visages tellement insignifiants. Il s’était mis alors, à désirer plus que tout, la volupté de sa fumée, encore, encore et toujours. Plongeant de nouveau dans cet univers bien délicat, bien trop fragile qui était siens. Oui, Mattew ici même, s’était demandé ce que cette fuite pouvait signifier, alors que le froid mordant de l’hiver lui avait apparut insupportable. Ce n’était pourtant pas la saison. Oui, cela lui donnait envie de rire. Blanc, aussi blanc que la neige future, le visage exposé à cette ville qu’il haïssait déjà comme les regards de ses anciennes maitresses. Qu’aurait-il du faire ? La protéger d’un danger qui n’était autre que semblable à son sang ? Il aurait mieux valut, la protéger de lui-même, et de personne d’autre. Simplement assis, vidant son être à chaque bouffée, laissant le tabac imprégner son être, détestant pourtant cette odeur si âcre. Il avait finit, par passer par la fenêtre de cette fichue boutique, par s’évaporer d’un travail dont il serait bientôt viré. Il n’aimait pas ça. Il n’avait jamais été fait pour ça, habitué à la luxure, à la richesse, à l’envie. Et non à un monde bien sauvage comme celui-ci. Oui, tout aurait parut si simple s’il s’était contenté de la chaleur des corps, de sa sagesse feinte. Mais, il avait fuit. Comme pour se punir lui-même, comme pour tenter une nouvelle expérience, qu’il regrettait déjà. Rien pourtant, ne pourrait lui ramener ces quelconques sentiments. Oui, cela lui convenait. Il trouverait un autre job, il trouverait d’autres amours. Cela allait de soi. Cela était évident. Il ne se demanda pourtant, si ce remplacement serait vraiment ce qu’il espérait, assis là, sur le simple toit d’une boutique. Attendant d’être remarqué, ou de remarquer. Il observait, oui, comme à l’habitude. Mattew ayant perdu, plus qu’un simple paquet de cigarette. Simple journée comme une autre, se contentant de contempler ces pauvres gens. Oui, bien différents de ceux, qui habitait alors, cette simple et grande maison. Et Mattew s’ennuyait aussi, dans ce qui lui semblait encore pire que ce lieu qui avait brisé toute son enfance. Les hommes sont faibles, se disait-il encore et encore. Handicapé par son simple passé, handicapé par un simple amour sans grand intérêt, un amour qui n’avait d’ailleurs sans doute jamais existé. Un simple homme sur un simple toit, dans un monde qui ne lui paraissait plus si simple que ça. Oh oui, il aurait ris. De simple nervosité sans doute. Refoulant pourtant les sentiments. Parce que chaque partie de lui, lui appartenait, et personne n’aurait pu les lui enlever, ou en connaitre même les simples formes. Un temps soit peu pudique, ou un temps soi peu idiot. Mattew avait été élevé, à l’ombre de tout cela. Mattew à présent, ne pouvait que regarder, que comprendre de tout ces sens, d’un seul en particulier. Appréciant sa dernière cigarette, son dernier instant de solitude, avant de retourner là bas, avant de passer de nouveau par cette petite fenêtre, de jeter son tablier à la figure de cet homme si détestable. Ha, ce n’était pas un homme. Et elle non plus. Non, elle non plus. Elle arriva d’un seul bond. Elle arriva comme seul un chat aurait pu faire. Et Mattew n’avait jamais aimé ces bêtes là. Trop de poils, pas assez d’affection, ou quelque chose comme cela. Il n’avait jamais bien su. Un animal à rayures, un zèbre sur un toit. Ironie, et encore cela. Exotique, rien de raffiné et pourtant. Mattew cherchant en vain à la détailler du regard, cette chevelure lui plaisant tant bien que mal. Un brin de liberté, d’attraction. Il se demanda, ce qu’elle ferait s’il lui sollicitait sa présence à ses côtés, justes quelques instants, quelques fractions de secondes. Il n’avait jamais aspiré qu’à ça. Mattew se levant dans la seule idée d’arrêter cet animal sauvage, Mattew pensant, qu’il devait s’agir encore une fois, d’un simple hasard bien ironique. Comme-ci sa vie ne se résumait qu’à cela.

« Attend. »

Un quelque peu effrayé, son cœur palpitant. Il devait être ivre, oui, encore ivre. Cela se passait toujours comme cela. Il aurait voulut, passer le temps avec elle. Il se disait, que cela irait après tout. Sans vraiment savoir, sans jamais vraiment vouloir savoir. Cela se passait ainsi dans la tête de Mattew, depuis bien des années déjà. Il était un quelque chose de contradictoire, un quelque chose de flottant au grès du vent, se laissant porter, se laissant changer

« Attend ! » ne put-il s’empêcher de répéter. Il dut lui paraitre, un quelque chose de dément.

Hors rp:
 
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MessageSujet: Re: Discution à petits pois ▬ Ajowan Cidulé   Sam 23 Nov - 21:55

Elle venait de sauter de la façade d'en face, une pipe chargée entre les dents. Comment et pourquoi, c'était des questions auquel personne n'aurait jamais de réponses. Le fait est qu'elle était la, ses étranges habits flottant au vent. La jeune femme s' apprêta à sauter, encore une fois, pour atteindre une destination connue d'elle seule. Enfin, pas pour longtemps, le soir même, elle confirait ses rêves d'évasions à son tuteur, le docteur Rapoletto. Comme elle le faisait tous les jours, elle parlerait, et il écrirait sans l'interrompre. La jeune femme n'avait aucuns secrets, aucune retenue, le concernant. Cela faisait maintenant près de dix ans. Et en une décennie, rien n'avait changé entre eux. Sauter d'un toit à l'autre, regarder le monde d'en haut. C'était une passion, il le savait.

« ruzabaga. »

Courant sur le toit, prenant un certain élan, Ajowan se stoppa net. Une voix inconnue, un peu perdue lui avait parlée. Un drôle d'accent sur la langue, un air un peu étrange sur le visage. Remarquant l'humain, elle décida de passer outre. Ces bipèdes étaient le mal, le professeur l'avait mise en garde. C'était stupide. Pourquoi leurs faire subir ce que des millions d'hybrides vivaient tous les jours ? Cela n'avait aucun sens, même à ses yeux. Mais elle avait promit de ne pas prendre de risques. De les éviter.

« ruzabaga ! »

Un pied sur le renflement, elle s'était de nouveau arrêtée. Comme une personne civilisée, comme un animal bien dressé. Était ce à elle qu'il parlait ? Oui, il la regardait. Elle n'était pas sure. Cette étrange langue, elle ne la connaissait pas. Mais que voulait dire ce mot.

« Je ne de-devrais pas-pas vous pa-parler, je vais avoir des pro-problèmes.  »

Puis elle avisa qu'elle ne parlait pas sa langue. Il était humain, donc stupide par définition. C'était le professeur qui le lui avait dit. Les hybrides se situaient juste un peu au dessus, pas de quoi s'en vanter. Ce type puait les ennuis, elle était sure d'en avoir avec lui. Le professeur ne serait pas content, oh que non. Mais était ce une raison de le laisser ici ? Il semblait avoir besoin d'aide. Haussant les épaules, elle s'approcha de lui et tendit spontanément sa main.

«  Je être moi-moitié-humaine, moi pa-parler langue nul toi-oi. »

Elle frappa son torse plusieurs fois. Consciente qu'en fait, il ne devait certainement pas comprendre un traitre mot de ce qu'elle voulait dire.

«  Toi pro-problèmes moi. Je dé-décider de pré-présenter moi et pa-partir. Être Ajowan. Toi pro-problème ? »
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MessageSujet: Re: Discution à petits pois ▬ Ajowan Cidulé   Mar 26 Nov - 9:52


Cela avait suffit à l’arrêter, à capter son attention. Elle guettait sans aucun doute, le moindre de ces gestes, oui, elle se serait enfuit aux moindre mouvements brusque. Et lui, d’un egoisme exagéré, ne voulait que la garder ici, à ses côtés. Sans vraiment savoir pourquoi. C’était une simple attirance, un simple trésor que ses yeux avaient trouvé, sans qu’il ne puisse se résonner. Cependant, lui, Mattew, humain de naissance, humain d’apparence jamais ne pourrait la comprendre aussi bien qu’elle comprennait son monde. Comme séparé par des milliers de kilomètre, même ici, sur sa planète natale à elle. Oui, il ne put comprendre, un seul de ces mots. Pourtant un quelque peu famillier, comme si cette mélodie jouée encore et encore se répetais à l’infini dans son esprit. Ha, il aurait désiré être de son éspèce, juste pour cet instant là, pour ces infimes secondes. Tout cela avait sans doute, été écrit bien avant leur naissance, leur destin scellé bien trop haut pour qu’ils ne puissent jamais l’atteindre. Oui, mattew aurait désiré simplement, qu’elle se contente de rester ici. Une simple main tendue ensuite, qui lui parut bien petite, bien frêle. Autant que la sienne alors. Son cœurs déjà entamés par ces stupides péchés.

«  Je être moi-moitié-humaine, moi pa-parler langue nul toi-oi. »

Son anglais natal, cette langue qu’il avait toujours méprisé a vrai dire. La préferant écrite, la préférant chantante, jamais parlé. Le silence imposé qu’il aimé voir exercé. Mais Mattew aimait cette voix, aimait d’autre part ces gestes bien particuliers, qui lui aurait semblé bien primitif si son esprit à présent n’avait été embrouillé, embrumé par un quelconque parfum à présent détesté. Ha oui, Mattew aurait tout donné pour qu’elle se contente, de s’arrêter, ou de le regarder, lui, personne d’autre. Un simple remplacement, ou une copie de quelque chose de déjà vu, il ne sut répondre à cette propre question, trop concentré, trop décidé à ce qu’elle puisse un jour elle aussi, entendre cette douce mélodie. Elle, il n’aurait jamais voulut l’éteindre jusqu’à lui en briser les os. C’était différent. Une simple répition d’un morceau appris par cœur, et pourtant changeant.

« Toi pro-problèmes moi. Je dé-décider de pré-présenter moi et pa-partir. Être Ajowan. Toi pro-problème ? »

Qu’aurait-il pu lui dire ? Un quelque chose qu’elle nommait problème. Il ne savait. Il se contenta alors, de tirer une simple bouffée, comme pour  affirmer une détermination inventée. Son autre main cherchant de simple mèche, comme un feu brullant sous ses doigts. Sans doute ne ressentirais plus jamais cette sensation là, c’est du moins ce qu’il se disait en ce lieux ; alors qu’elle était là, sous ses yeux. Il ne savait quoi dire. Oui, il avait toujours contemplé, et n’avait dérangé à la règle, toujours, toujours… Ce jour là n’était une exception. Il finit simplement par peser ces mots, de peur qu’elle ne le laisse là, à une vie monotome, à une vie ressemblant étrangement à celle qu’il vivait auparavant. Ou il manquerait pourtant, la seule chose qu’il eu désiré depuis si longtemps. La seule chose qu’il a hait sans vraiment comprendre, sans vraiment s’en rendre compte. Mattew était egoiste depuis tout ce temps. Sans qu’il ne désire changer, sans qu’il ne l’accepte.

« Je ne sais pas. Sans doute. Pourquoi m’aurait-on ammené là s’il n’y en avait pas ? »


Osant croiser son regard, osant braver son intimité. Ha oui, Mattew aurait voultu garder cet animal bien exotique, comme un scientifique l’aurait fait pour en apprendre plus. Oui, il aurait aimé en faire le tour, la sentir, s’en impregner. C’était ce qu’elle dégageait. C’était ce quelque chose bien trop attrayant. Mattew ne voulait expliquer, mattew s’apprêtais à oublier. Encore.

« J’aurais juste sans doute désiré, votre simple compagnie Ajowan. »
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MessageSujet: Re: Discution à petits pois ▬ Ajowan Cidulé   Jeu 28 Nov - 21:58

La barrière du langage s'imposait maintenant à eux. Ajowan avait tentée de nouer le contact, mais les résultats étaient décevants. Parler la langue des humains était tellement difficile, tellement compliqué. Ses paroles, disgracieuses, sonnaient comme celle d'une machine lancée au galop. Depuis longtemps, elles avaient perdues de leurs charmes. De leurs magies.

Pourtant, l'homme en face d'elle n'en démordait pas. Il ressemblait à tous ses semblables. Des bouts de viandes unis, d'on jamais on ne pourrait définir la provenance. Beauf ou porc ? Qu'elle importance. De nos jours, avec leurs arômes artificiels, l'un pouvait aisément prendre la place de l'autre. Les humains étaient des génies. Des génies qui détruisaient leurs monde, tuaient sans vergogne animaux et plantes. Ne respectant rien, pas même leurs propre espèce.  Alors pourquoi devrait elle le retenir ? Pourquoi devrait elle aider un membre de cette sous espèce ?

Parce qu'elle en était une. En partie seulement, mais c'était suffisant. Suffisant pour qu'on la traite comme eux. Qu'on la rejette, qu'on l’humilie. Ajowan n'était qu' amour. Pourquoi devrait elle détester une partie d'elle même ? Oxyds ou Humains, elle comprenait. Elle comprenait, et se situait entre les deux. Le professeur aurait aimé qu'elle partage son point de vue. Mais cela lui était impossible. Devrait-elle choisir entre son coté Oxyd ? Entre son coté humain ? Non, bien sur que non. Elle ne pouvait que partager.

Ce qui venait l'amener à s'interroger. Beauf ou Porc, ou se situait cet humain ? Était t' il de ceux qui mentent sur leurs provenance ? Était t' il une marchandise rance, d'on le goût serait masqué par une quelconque épice ? Ou serait t' il de la bonne qualité, comme il ne s'en fait plus beaucoup de nos jours ? Avait t' il été élevé dans une cage, ou en plein air ? Comment juger au premier coup d’œil ? Comment être surs. Ou se situait cet humain ?

Un pas en arrière. Doucement. Prudemment. Une fuite, encore. Parce qu'on ne peut juger au premier coup d’œil. Parce qu'on n'est jamais sur de rien. Ajowan s'apprêta à sauter. Loin de cet homme, loin du danger qu'il représentait. Un problème hein. Visiblement, il n'en avait aucun. Alors pourquoi rester. Pourquoi prendre des risques ?

Deux pas en arrière. Rapidité et précision. Un pied sur la rambarde, le torse au dessus du vide et les mains cherchant un appuis imaginaire. Aillait t' elle sauter ? Allait t' elle s'enfuir ? Non, ce n'était pas civilisé. Quand quelqu'un vous parlais, il fallait lui répondre. Quand quelqu'un attendait, il fallait le soutenir. Des règles de bienséances, maintenant ? Alors que son instinct lui hurlait de partir ? De longues secondes, elle hésita. Puis, n'arrivant à trancher, Ajowan rigola. Ce cher docteur lui donnait des informations contradictoires. Fuir les humains, mais les aider, comme le ferait une personne éduquée ? Très drôle.

Partir ou rester ? Partir et l’emmener ? Aussi vite qu'elle s'était précipitée sur le rebord, Ajowan revint vers lui. Prenant sa main dans les siennes, elle le regarda, et lui sourit. Sa bouche étirant quelques peu les rayures à leurs commissures. Après tous … beauf ou porc, qu'elle importance ? Peu importait qu'il soit rance, peu importait qu'il ait été élevé en plein air. Elle ne pouvait savoir, le meilleur moyen d'apprendre étant encore d'essayer.
 
- Venez avec moi. Je vais vous montrer.

Pour une fois, elle n'avait pas hésité. Dans la précipitation, elle n'avait pas fait attention à la langue utilisée, et avait, sans ce rendre compte parlée celle qu'elle avait toujours connue. Qu'allait t' elle lui montrer d'ailleurs ? Les toits bien sur. Les plus beaux, les plus hauts.
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MessageSujet: Re: Discution à petits pois ▬ Ajowan Cidulé   Sam 30 Nov - 22:38


Elle le fascine. Elle le bouleverse. Ha, tout aurait été plus simple si chacun de ces sens s'était en éveillés en cet instant. C'était éveillés il y a fort longtemps. Mais tout cela n'était que la simple répétition du temps, la simple répétitions de ces jours sans fins. Mattew comme fasciné devant cette réalité. Il ouvre les yeux alors. Et se demande, oui, se demande ce qu'il fait là, alors. Lui, c'était toujours dit que ça irait, là bas, dans cette grande maison. Oui, il s'était toujours dit que ça irait. Que mélanger la simple odeur du tabac à celle de la poudre aurait pu suffire sans doute, à rompre n'importe quel maléfice, n’importe quelle lassitude. Mais voilà que cela le reprenait, plus profondément, s'écran alors bien plus loin dans sa chair, dans son être. Oui, Mattew s'était toujours dit que ça irait, et ici, s'en était autrement. Il ne voyait pas, ne voyait plus ou n'avait jamais vu. Il s'en contentait. Mattew s'en contentait oui, c'était ainsi. Toujours dans cette habitude inchangée, dans cette habitude encrée dans son esprit alors encore enfant. Cependant, le silence lui, a finit par se rompre, en même temps que le reste, sans aucun doute.
Il la regarda sourire. Oui, il l'intégra dans la moindre de ces pensées déjà rompues pourtant. Bien sûr, Mattew n'était plus depuis longtemps. La poudre l'emportant, se laissant aller. Ce n'était qu'un corps après tout, ce n'était qu'une vie bien inutile. Elle était morte, lui avec elle. Tout cela considérablement enterré dans cette terre autrefois fraiche. Oui, oui... Le temps l'emportant, de plus en plus, encore, encore, sans jamais lui laisser le temps de regarder les dégâts infligés sur son pauvre visage mortel. Bientôt, il ne serait plus qu'un simple restant d'homme, un quelque chose bien trop brisé, rompu sans jamais qu'il n'eut pu se redresser. Se tenir droit, bien droit, aussi parfait et lisse que ces quelques rayures, pour lui quelques rayons de soleils d'une étrange couleur violacée. Ha, non, il ne savait pas. Il se disait simplement, que tout irait bien ici, avec elle, bien loin de cette maison. Que quoi qu'elle ai pu dire, il l'aurait suivit. Parce qu'elle était, ce qu'elle était. Et pourtant, oui, il savait, il avait toujours entraperçu ce que elle, ou cette inconnue avait possédé. La liberté. Et Mattew toujours, l'avait désiré. Oui Mattew aurait sans doute voulut vivre, avec cela, avec elle. Ou bien les en empêcher. Les empêcher de s'envoler, comme ces banals oiseaux en cages.

Il aurait voulut la contempler éternellement en se disant, que tout irait bien. Que ce jour-là n'existera pas, n’existerait plus. Effacé, brisé par le temps. Mais ce serait elle, qui le briserait, encore, encore. Puisque ce n'était qu'une simple mélodie infinie.

Jamais il n'aurait pu simplement échanger quelques mots. Et cela le dégoutais oui. Cela le rebutais. Si seulement, elle aussi avait pu... Rompre ce silence. Rompre cette docilité incompréhensible. Bien trop maniéré. Mattew pourtant, hochant la tête. Mattew pourtant, prêt à tomber encore. Pour elle. Pour lui tout simplement. Il avait toujours été ce garçon si sage, pourtant désirant cette chaleur, pourtant voulant toucher cette simple flamme croisant sa vie inlassablement. C'était toute la simplicité de la chose. Toute la difficulté de la chose. Il ne savait ce qu'elle désirait, ne savait s'il aurait pu un tant soit peu lui apporter. Il se contentait d'écouter cette voix, de ce dire que cette fois-ci au moins, il l'aurait entendu, il l'aurait vu aussi. Se demandant si tout cela était suffisant. Se demandant ce que son esprit, déjà perdu bien trop loin en arrière aurait pu encore lui faire penser, lui faire croire. Il se mordit la lèvre, et il se dit.

« Que tout irait bien. »
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MessageSujet: Re: Discution à petits pois ▬ Ajowan Cidulé   Sam 14 Déc - 11:56

Dans un geste compulsif, Ajowan serra encore plus sa main. Celle ci lui semblait si frêle, si malade, il n'était pas question de la laisser s'échapper. Pas maintenant, pas comme ça. Avant qu'il ne parte, qu'il ne retourne à son ancienne vie, elle allait tenter de lui faire découvrir les toits du monde. Elle allait tenter de faire de cette journée un moment inoubliable. Par simple égoïsme, par simple caprice. Pourquoi vouloir rester dans sa mémoire ? Car cela ferait plaisir au professeur, c'était dans le programme d'intégration. Étais ce vraiment le cas, nul n'aurait pu l'affirmer. Pas même elle.

Alors elle se mit à courir, l'entrainant tant bien que mal dans sa course. Se rapprochant inexorablement du bord, elle le prit dans ses bras. Et sauta. Cela paru durer des heures, des heures à rester en l'air, à attendre que la gravité fasse son effet. Mais celle ci les rattrapa bientôt, et il chutèrent. De brèves secondes, qui ressemblèrent à un rêve. Avant que le choc n'ébranle ses jambes. Qu'il ne les lui casse, si elle avait le malheur d'oublier de les fléchir. Mais maintenant, ce réflexe lui appartenait, elle n'avait rien à craindre à ce niveau. Tous était sous contrôle. Gracieuse, féline, ils atterrirent sur la rambarde du bas. Les talons sur le fer forgé, Ajowan adressa un sourire complice à sa victime. Avant de repartir au galop.

Le monde semblait leurs appartenir. À force de courir, de sauter et d'escalader, ils finirent par trouver un toit convenable. Délicatement, comme pour ne pas le briser, elle le déposa à terre. Il était léger, et il sentait bon. Deux qualités non négligeables pour un humain. Pour une fois que l'un des individus de cette race n'était pas totalement irrécupérable. Elle n'allait pas s'en plaindre, trouver quelqu'un de cet acabit n'était déjà pas si mal.

- Voir. Voir.

Fébrilement, elle tendit une main vers l'horizon. Lui montrant ce qu'elle avait toujours désirée lui montrer. Elle trouvait enfin quelqu'un avec qui le partager, mais pas sur qu'il accepte. Qu'il comprenne l'intérêt de cet endroit. De cette position stratégique. De l'endroit ou ils étaient, la réverbération des lumières de la ville, combiné avec les ombres mouvantes du soir, donnait à cet endroit, l'impression que la ville n'était qu'un lac nimbé d'étoiles. Alors même qu'un couché de soleil s'étendait dans le ciel.
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